Une sordide histoire de misère

L’histoire se passe en 1851, à la campagne, au quartier de Grand Fond. Elle nous laisse voir la terrible et profonde misère dans laquelle des familles pouvaient vivre. Une misère violente, une misère à la Zola même.

Le 18 décembre 1851, Fredrik Gerhard MILANDER, Marshall, rédige ainsi son rapport :

« Hier le 17 du courant, un rapport a été communiqué à son Excellence le Gouverneur par le Capitaine de la partie du vent de la campagne, l’informant qu’une femme avait accouché d’un enfant à Grand Fond, et qu’il est supposé que l’enfant était né vivant, et qu’il avait été tué par la mère (Le rapport, écrit en anglais indique « and had been destroyed by the mother »)

Ayant reçu les ordres de son Excellence, je me mis en route immédiatement (à 11 heures) pour Grand Fond où je fus accueilli par le responsable de ce quartier, Monsieur Joseph BRIN, qui me conduit à la hutte ou maison occupé par Mr Laurent LÉDÉE et son épouse Magdelaine (BERRY) . Ne pouvant voir l’enfant clairement, tant la pièce était sombre, je demandais qu’on le sorte et qu’on le couche sur un banc où je l’examinais en présence de Mr BRIN, de Mr et Mme LÉDÉE, ainsi que Jean Pierre et Jean Baptiste DUZANT.

L’enfant était blanc et de sexe féminin, large et bien formé, apparemment à terme, les membres et le corps comme il faut, à part le bras droit qui était meurtri et portait des marques entre le coude et le poignet. Mais la tête était dans un horrible état, juste derrière le côté gauche de la bouche, une coupure de près de 3 centimètres de long, et de presque ½ en largeur. Le côté gauche du visage était complètement coupé de la tempe, en passant par l’œil, jusqu’à la bouche. On ne voyait plus l’œil. La blessure semblait avoir été donnée avec une pierre ou un instrument avec un angle pointu.         Après avoir demandé à voir la mère, on m’emmena à 5 mètres de là dans un tout petit abris en pierres, où je la trouvais couchée sur un morceau de toile, recouverte d’un autre morceau de toile. Elle était presque nue. Elle me dit qu’elle s’appelait Elisabeth BERRY, que l’enfant était le sien, qu’elle avait accouché juste à côté, que le père était Edmond LAPLACE, qu’elle avait mis l’enfant là où on l’avait trouvé, mais niant l’avoir tué.

En interrogeant la dame Magdelaine LÉDÉE, chez qui la mère de l’enfant s’était arrêtée, elle me dit qu’elle suspectait que la jeune femme était enceinte et qu’elle lui en avait même fait la remarque. Elisabeth avait fortement  nié. Mme LÉDÉE dit ensuite que ce matin vers 5 heures, son mari était parti en ville, et que vers 6 heures, la jeune fille était sortie et qu’elle tenait quelque chose, un outil pour les patates peut-être. Peu de temps après, Mme LÉDÉE est sortie et vit que la jeune fille avait accouché, et vit aussi une partie du corps de l’enfant sous des pierres. Elle appela immédiatement les plus proches voisins, Francis LÉDÉE et son épouse Suzanne (AUBIN). Ils bougèrent les pierres, il sembla que l’enfant fit quelques mouvements, ou tremblements. Francis LÉDÉE et son épouse confirmèrent.

Etant donné la situation, je la fis ramener en ville en prenant soin d’elle, puis je la mis en prison avec toutes les attentions possibles, ayant fait venir la sage-femme et le docteur selon les ordres de son Excellence le Gouverneur. Comme elle était nue, je dû acheter des vêtements pour elle avant de me mettre en route pour la ville.

Je demande à ce qu’Elisabeth BERRY soit présentée devant la Cour, dès qu’elle en sera capable ».

Le Marshall demande la comparution de tous les témoins, ainsi que celle de Jean Baptiste QUESTEL « Divin » son tuteur.

Qui est qui :

(Marie) Elisabeth BERRY est née à Saint-Barthélemy, peut-être à Grand Fond, le 1er décembre 1827, elle a donc 25 ans à l’époque. Elle est la sœur de Marie Magdelaine née vers 1819. Leurs parents sont Pierre dit « Tom » BERRY né à la Grande Saline vers 1792, et Marie Magdelaine LÉDÉE née en février 1797, sûrement au quartier de Saint-Jean. Les deux sœurs sont orphelines de leur mère depuis au moins 1833 et de leur père, depuis avril 1840. Leur frère Pierre et leurs sœurs Louise et Suzanne sont décédés depuis avant 1840.

Marie Magdelaine BERRY a épousé Laurent LÉDÉE dit « Baba » le 30 avril 1839. Il était veuf en premières noces d’une Emelie BERNIER, sans enfants. Laurent LÉDÉE est vraisemblablement né à Grand Fond entre vers 1808, fils de Laurent LÉDÉE et de Euphrasine GRÉAUX dite Frésine, cultivateurs à Grand Fond. On peut noter que les parents ont émigré au Demerara (ancienne possession Hollandaise puis Anglaise en Amérique du Sud– le Guyana) pour y travailler, et qu’ils y sont morts (comme beaucoup d’autres) avant 1838.

Laurent LÉDÉE et Marie Magdelaine BERRY ont quatre enfants, mais il n’y a pas de descendance.

Le père de l’enfant d’Elisabeth BERRY est un Edmond LAPLACE. Je n’en ai qu’un qui puisse convenir, né à Chauvette vers 1837, fils de Joseph LAPLACE et de Jeanne Rose LAPLACE. Il épousera une Louise QUESTEL de l’anse Chauvette également, mais ils n’auront pas d’enfant. L’estimation de naissance (trois ans à son baptême le 15 novembre 1840) doit être fausse car il est censé avoir 20 ans pendant le procès en 1852.

Après le décès de son mari, Pierre BERRY, avant 1793, Suzanne QUESTEL, la mère de Pierre BERRY dit « Tom » s’est remarié avec Toussaint LAPLACE de Grande Saline (1797). C’est avec lui qu’elle a eu Marie Louise, épouse d’Etienne LÉDÉE, Jeanne Rose, épouse de Jean Baptiste QUESTEL dit « Divin », Toussaint « Fils » époux de Marie Marthe Suzanne DUZANT, et Marianne, épouse d’Antoine LAPLACE « Troll ».

Dans un document adressé à la Cour de Justice en date du 21 septembre 1842, Laurent LÉDÉE nous donne des informations précieuses quant à la situation, dix ans auparavant : « Laurent LÉDÉE, habitant demeurant au quartier du Grand Fond en cette île, a l’honneur de vous présenter très humblement,

         Disant, Messieurs, qu’il se trouve chargé depuis environ trois ans, de l’entretien d’une fille mineure, âgée d’environ 13 ans, nommée Elisabeth BERRY, sœur de la femme de l’exposant, issue du légitime mariage de Sieur Tom BERRY et Marie Magdelaine LÉDÉE son épouse tous deux décédés, et que cette fille mineure ne possède pour tous biens qu’un faible montant de 35.6 gourdes, lequel dit montant se trouve entre les mains du Sieur Jean Baptiste QUESTEL dit « Divin » comme tuteur provisoire.

         L’exposant, en ce cas, ne peut alimenter, fournir des nippes, et encore, en cas de maladie, porter secours à la dite mineure avec des intérêts provenant d’un montant si modique.         En conséquence, il ose solliciter de vous Messieurs, qu’il vous plaise l’autoriser de toucher et se faire remettre ce faible montant de Mr QUESTEL, pour le mettre à profit, et, à cet effet, pour répondre et pour sûreté et garantie du sus dit montant, il affecte et hypothèque tous ses biens présents consistants en terre et ayant été prisés à une somme estimative de 150 gourdes, pour la mineure ».

C’est Joseph MORON qui a écrit la lettre, il est témoin ainsi que Joseph BERNIER « Fils ».

Le long courrier envoyé le 29 décembre 1851 par le curé de Saint-Barthélemy, l’abbé BRUN, termine de brosser le portrait de la pauvre Elisabeth et de son environnement familial.

         « Je soussigné, curé de Saint-Barthélemy, déclare et certifie que j’ai assez particulièrement bien connu Elisabeth BERRY dite « Marie », prévenue d’infanticide.

         Il y a 18 mois environ, cette malheureuse se présenta à la porte de l’église de l’Orient dans un état pitoyable de dénuement et de malpropreté, tenant dans ses bras un enfant presque nu et qui paraissait avoir subi de longues souffrances et d’habituelles privations. Cette femme et son enfant étaient une image fidèle de la misère, morale et physique, la plus complète.

         Elle me demanda à baptiser son enfant âgé de trois ans me dit-elle, prétendant n’avoir pu se présenter plus tôt, parce qu’elle n’avait pu trouver ni parrain ni marraine, et qu’elle était repoussée de tout le monde.

         Touché de tant d’infortune, je voulu prendre moi-même le patronage de l’enfant et de la mère. Je baptisais l’enfant et je donnais immédiatement quelque secours, et je promis tous ceux qui pourraient être nécessaires à l’avenir. Je fis des recommandations à la mère pour son enfant, et je lui répétais plusieurs fois de ne pas laisser souffrir plus longtemps cette petite créature.

         Chose incroyable, si on ne connaissait pas l’état d’abjuration, d’abrutissement et d’insensibilité auquel peuvent réduire une mauvaise éducation, l’absence de tout sentiment religieux, la misère et le vice qui en sont les conséquences naturelles ! Cette malheureuse ne témoigna ni satisfaction, ni mécontentement de ma bienveillance ! Ce qui prouve qu’elle n’est guère capable de discerner le bien d’avec le mal, une bonne ou une mauvaise action. Je ne suis donc pas étonné qu’elle n’ait pas su faire la différence entre une mère qui prodigue ses soins à son nouveau né et celle qui l’abandonne et le laisse mourir.

         Cependant, quelques jours après ce baptême, trois petits enfants moururent successivement dans l’espace de peu de temps dans la maison du Sieur Laurent LÉDÉE dit « Baba », beau-frère de l’inculpée, chez qui elle restait, et le nouveau baptisé fut de ce nombre. Les deux autres étaient du Sieur Baba. Je crois que ce père de famille ne se donna quelque mouvement après la mort de ses enfants, que pour exploiter la bienveillance de quelques personnes charitables. Pour moi, il ne me donna même pas l’avis de sépulture. Je me rappelle bien que le premier enfant fut déposé sur la porte du cimetière sans que personne ne me dise seulement d’où il venait.

Je ne voulus prendre aucune information sur la cause de la mort de ces trois petits malheureux par ce qu’elles n’auraient certainement pas tourné à l’honneur des parents, si peu soigneux de leurs enfants.

Je reste tout en circonstances, pour donner une idée du caractère et de la tendresse d’Elisabeth BERRY et de ses parents pour leurs enfants, et pour montrer combien cette malheureuse doit être dénuée de ce sentiment du bien et du mal qui fait le prix ou le mérite d’une action.

Cependant, je n’abandonnais pas encore ma protégée ! J’intéressais même quelques personnes à son sort, et par nos soins, elle fut placée chez Monsieur Maurice LÉDÉE. Là, un travail régulier, une bonne nourriture, de bons habits, un meilleur entourage, de bons conseils produisirent bientôt quelques bons résultats, au moins en apparence. Mais, bientôt, ses mauvaises dispositions reprirent le dessus, favorisées, je crois, par quelques mauvais conseils du dehors.

Elle se rendit insupportable, et on fut obligé de la renvoyer. Et, comme si elle se fut trouvée déplacée au milieu d’honnêtes gens, elle avait déjà résolu elle même de s’en aller.

Mes conseils et ma bonne volonté pour elle devinrent dès lors tout à fait inutiles.

Dès ce moment, je l’ai perdue de vue. Non seulement, elle n’est jamais venue chez moi, ni à l’église, mais je n’ai même pas entendu parler d’elle, jusqu’au moment où la police humaine est allée lui demander des comptes du crime énorme qui lui était imputé.

Il me semble donc, que ce qui constitue le caractère moral et religieux de cette femme, c’est une ignorance complète de tous les devoirs religieux et sociaux, une indifférence, je dirais, même une insensibilité peu commune pour le bien ou le mal, provenant d’une mauvaise éducation, de mauvais exemples, de la dureté de ses parents, de la sauvagerie obstinée des personnes auprès desquelles elle a vécu ».

Dans les minutes du procès on apprend quelques détails sur la vie d’Elisabeth.

Apres la mort de son père en avril 1840 lors de l’épidémie de fièvre, elle est restée deux ans chez Etienne LEDEE à Grande Saline, marié avec une demi-sœur de son père (Marie Louise LAPLACE, 1798).

Puis elle est allée chez Jean LAPLACE marié avec une demi sœur de son père, elle y est restée 2 ou 3 mois avant de tomber enceinte et de repartir habiter chez sa sœur. Puis elle a travaille pour Maurice LEDEE le capitaine de milice jusqu’à Noël l’année suivante. Elle a rencontré Edmond LAPLACE le fils de la veuve LAPLACE. Elle a quitté son travail chez Maurice LEDEE 9 mois avant l’accouchement car elle était trop mal traitée par la femme de Maurice LÉDÉE.

Dans une déposition faite le 13 janvier 1852 par une autre veuve LAPLACE (Marie Anne BRIN veuve Antoine LAPLACE dit « Troll ») du quartier de la Grande Saline, on apprend qu’Elisabeth dite « Zéline » est venue habiter chez elle en Mars 1851. « Qu’au bout de quelque temps, la Veuve LAPLACE a remarqué qu’Elisabeth avait du dégout sur quelques nourritures et des envies sur d’autres. Elle vit aussi que la demoiselle avait perdu ses « cours-périodiques. Elle l’interrogea sur toutes ces choses, mais Elisabeth répondit que lorsqu’elle demeurait chez Maurice LÉDÉE et qu’elle travaillait, la pluie était tombée sur elle alors qu’elle transpirait. Puis, se sentant importunée par toutes ces questions, Elisabeth avait quitté sa maison le 20 aout pour s’installer chez son beau-frère Laurent LÉDÉE à Grand-Fond.De nombreux témoins sont appelés ou entendus, tous indiquent qu’ils avaient vu qu’elle était enceinte mais qu’elle prétendait le contraire ».

Le corps de l’enfant se trouvait dans un champs de patates, dans un petit trou recouvert de pierres. Le nombril n’était pas coupé, c’est Marie Rose BERRY qui l’a coupé.

Edmond LAPLACE nie avoir campé avec Elisabeth, et dit même qu’il ne lui a jamais parlé.

Le 6 janvier 1852, Interrogée chez elle car elle ne peut pas se déplacer, Charlotte « BERNIER », femme de William « TACKLING », déclare « je ne connais aucune affaire concernant l’accouchement de mademoiselle BERRY demeurant au quartier de Grand Fond, que simplement Madame Laurent LÉDÉE est venue avec cette même demoiselle Marie il y a quelques temps pour moi voir si elle était enceinte. Elle n’était pas. Vu qu’elle était malade, elle a donné à Mademoiselle deux racines d’erpuante et une racine de bois bouton pour qu’elle en fasse une petite tisane rafraichissante pour elle boire vu son état ».

Le 3 février 1852, Samuel Augustus MATHEWS soumet son réquisitoire.

Il écrit que « dans le procès démarré par lui le 17 décembre 1851 contre Elisabeth BERRY, accusée d’infanticide, après avoir personnellement enquêté, écouté attentivement les témoins, y compris la sœur et le beau-frère de l’accusée, et avec la confession finalement faite par l’accusée le 17 dernier, l’accusée n’a jamais reconnu qu’elle avait été enceinte. Cela a été confirmé par tous les témoins entendus, y compris sa sœur, la sage-femme. Elle a toujours dit et répété à ceux qui lui posaient des questions, qu’elle avait gonflé suite à un coup de froid, allant jusqu’à demander des médicaments à la sage-femme pour l’en soigner.

Que jusqu’au dernier moment, quand les douleurs ont commencé, elle était allé pour s’occuper de son champs de pommes de terre. Les douleurs l’avaient prise, avaient duré longtemps, mais elle n’avait toujours pas compris qu’elle allait accoucher. C’est là qu’elle a accouché d’une fille, puis qu’elle a pris l’enfant et qu’avec une pierre, elle lui a donné un coup au visage. Puis, voyant que l’enfant vivait encore, elle lui a donné un second coup qui l’a tué dans l’instant. Puis avec la pierre, elle a creusé un trou, mis l’enfant et recouvert d’un peu de terre et de pierres, ainsi le cachant ».

Le procureur dit qu’elle prouve ainsi qu’ »elle n’a pas seulement tué l’enfant, mais qu’elle a prémédité son acte depuis le début, ou depuis qu’elle a compris son état et en le gardant secret« . Il continue en disant qu’il a « bien conscience en même temps que l’accusée n’a aucune connaissance religieuse ou de morale, qu’elle était, au-delà de toutes mesures, dans un état de pauvreté et de destitution« .

Malgré les accusations, Mr MATHEWS n’a pas pu trouver les preuves que son beau-frère l’avait menacé de ne pas se retrouver avec un enfant.

Le procureur pense que même « si on prend en considération sa grande pauvreté et celle des gens dont elle dépendait, la méconnaissance de la religion, l’absence de morale et les menaces de son beau-frère comme des circonstances atténuantes, on doit aussi considérer qu’elle avait déjà eu un enfant qui avait vécu deux ou trois ans alors qu’elle était tout aussi pauvre et illettrée que maintenant ».

Le procureur termine ainsi « Je ne peux donc que considérer la prisonnière Elisabeth BERRY coupable du meurtre volontaire de son enfant, et, bien que cela me répugne, je ne peux rien faire d’autre que d’exiger  qu’elle, Elisabeth BERRY, soit condamnée par la Cour, en conformité avec le chapitre 16, 1ere section des crimes ».

Elisabeth est condamnée à mort trois jours plus tard, le 6 février 1852.

Le 21 aout arrive de Suède la nouvelle de la commutation de sa peine à 28 jours au pain et à l’eau. Elle commence cette nouvelle peine le jour même.

Le 20 septembre 1852, le procureur écrit qu’Elisabeth aura passé huit mois et quatre jours en prison au total.

Je n’ai rien trouvé de plus concernant Elisabeth, mais il semble qu’elle ait quitté l’île. En effet, en Janvier 1853, Jean Baptiste QUESTEL « Divin » demande à la Cour de Justice, qu’en sa qualité de tuteur de Mademoiselle BERRY, absente de la colonie, il soit autorisé à vendre un terrain qu’elle possède à Grand Fond, afin de rembourser un emprunt de 10 gourdes qu’elle avait souscrit auprès de l’abbé BRUN.



Catégories :BERRY, LAPLACE, ledee, SWEDISH EPOQUE, Uncategorized

4 réponses

  1. Thank you, Jerome. All the stories are needed to give a true picture.

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  2. J’avais eu le résumé de cette chronique tragique et la version détaillée est édifiante. Cela permet de mieux recontextualiser les trajectoires de vie et de se rendre compte de la dureté de la vie en ces temps. On se demande ce qu’est devenue cette Elisabeth.

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  3. What a tragic tale!

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