Mise à jour sur la généalogie des premiers MAGRAS de Saint-Barthelemy

Revenons sur la généalogie ancienne des MAGRAS avec quelques nouveautés suite à la mise en ligne d’une nouvelle version des actes paroissiaux les plus anciens sur le site des Archives Départementales de la Guadeloupe.

Cette nouvelle version est de bien meilleure qualité et y figurent queques pages qu’on ne trouvait pas dans la version mise en ligne par les ANOM il y a quelques années et auxquelles il apparait que Mr Deveau avait eu accés.

Il faut bien comprendre ici que nous n’avons aucune information disponible avant 1724 et qu’il est impossible de confirmer et documenter les suppositions permettant d’organiser les premières générations des MAGRAS sur notre île. Nous allons cependant essayer d’y mettre un peu d’ordre avec les informations dont nous disposons.

On peut aussi rappeler ici que ce patronyme ne figure sur aucun des deux recensements disponibles pour Saint-Barth et Saint-Martin (1681/1682 et « vers » 1690). Vous pouvez également relire l’article L’origine du nom MAGRAS

1-         Le 22 novembre 1724, on marie Richard JONNINGS et Gervaise QUESTEL. On ne sait rien des parents du marié, mais on peut noter que son nom ne sonne pas très Français. Un Anglais ? Un Irlandais ? Gervaise, quant à elle, est la fille de Jacques QUESTEL et de Anne MAGRAS. On peut estimer que Gervaise est née vers 1705, ses parents vers 1680.

Notons pour la suite : Anne MAGRAS née vers 1680

Le couple JONNINGS aura plusieurs enfants :

            a-Richard en 1725. Il a pour marraine une Marguerite (plus souvent sous Marie Magdelaine) MASSON. Celle-ci est l’épouse de Jacques GRÉAUX. La famille MASSON est liée aux premiers habitant de Saint-Barthélemy puisque le nom apparait sur les recensements de notre île, en 1681 et en 1690. On peut noter que son frère Jean MASSON est marié au Gosier en Guadeloupe en 1695 avec une Jeanne BULTRY née à Saint-Barthélemy (aussi une ancienne famille) et que son deuxième frère, François MASSON, est marié avec une Marguerite dont on dirait bien qu’elle est une MAGRAS, même si son nom varie beaucoup selon les actes.

Notons pour la suite, Marguerite « MAGRAS » née vers 1660

            b-Elisabeth JONNINGS en 1728. Sa marraine est une Anne MAGRAS, très certainement sa grand-mère, née vers 1680.

2-         Le 25 février 1725, on marie Jacques GRÉAUX et Elisabeth QUESTEL. On peut supposer qu’ils sont nés vers 1700. Jacques GRÉAUX est le fils de Gille GRÉAUX et de Catherine MAGRAS. On peut estimer que Catherine est née vers 1680 (par le mariage d’une de ses filles on apprend qu’elle est native de Saint-Martin).

Notons pour la suite, Catherine MAGRAS née vers 1680 à Saint-Martin

3-         Le 25 février 1725, ce mariage suit le précédent, on marie Jérôme LAVIGNE et Anne MAGRAS. On peut considérer qu’ils sont nés vers 1700. Anne MAGRAS est la fille de Jacques MAGRAS et d’Anne LAPLACE. On peut penser que Jacques est né vers 1680.

Notons pour la suite : Anne MAGRAS née vers 1700 et Jacques MAGRAS né vers 1680

Le couple LAVIGNE aura plusieurs enfants dont :

            Jérôme né en 1727, sa marraine est une Marie Rose MAGRAS (voir plus bas)

            Anne Rose née en 1729, sa marraine est une Catherine MAGRAS (certainement celle de 1680)

4-         le 17 octobre 1737 on baptise Rose Julienne GARDRAT, fille de Pierre GARDRAT et de Marie Rose MAGRAS. La marraine est Angélique MAGRAS.

            Nous n’avons pas le mariage du couple GARDRAT, mais le décès de Marie ou Marie Rose MAGRAS en 1766 au Mouillage Saint-Pierre en Martinique, nous apprend qu’elle est née à Saint-Martin vers 1709.

Notons pour la suite : Marie Rose MAGRAS née vers 1709 à Saint-Martin

5-         Le 31 mai 1740, on marie Pierre BERNE originaire de Rennes avec Angélique MAGRAS. Elle est dite native de Saint-Barthélemy, fille de Jacques MAGRAS et d’Anne LAPLACE. On peut estimer qu’elle est née vers 1715. C’est elle la marraine de Rose Julienne GARDRAT.

6-         Le 30 mai 1734, Jean ou Jean Baptiste MAGRAS épouse Angélique AUBIN. Le document indique qu’ils sont natifs de Saint-Barthélemy, mais rien concernant les parents. Supposons qu’ils sont nés vers 1710. Notons que la famille MAGRAS descend de ce couple. Un des témoins qui signe n’est autre que Pierre GARDRAT, le mari de Marie Rose MAGRAS.

7-         Le 6 aout 1737, on baptise Jean François MAGRAS, fils de Jean Baptiste MAGRAS. Outre le fait que le patronyme soit écrit « MA CRATH », sa marraine est Marie Rose MAGRAS.

8-         Il y a aussi un Honoré MAGRAS qui n’apparaît qu’une fois dans les registres, en tant que parrain de Marie Louise MAGRAS le 22 septembre 1742. On ne sait rien sur lui.

En récapitulant ce que nous avons noté plus haut, nous aurions :

Née vers 1660   

                    Marguerite MAGRAS épouse de François MASSON

Nés vers 1680                       

Jacques MAGRAS époux de Anne LAPLACE

                     Catherine MAGRAS épouse de Gilles GRÉAUX

                     Anne MAGRAS épouse de Jacques QUESTEL

            Etant donné la proximité des dates de naissances estimées et les liens réciproques entre eux (témoins, parrains et marraines), on pourrait supposer que Jacques, Catherine et Anne soient frères et sœurs, et que leur père soit le frère de Marguerite.

Nés entre 1700 et 1715       

Anne MAGRAS épouse de Jérôme LAVIGNE et fille de Jacques MAGRAS

Angélique MAGRAS épouse de Pierre BERNE et fille de Jacques MAGRAS

Jean Baptiste MAGRAS époux d’Angélique AUBIN, parents inconnus

Marie Rose MAGRAS épouse de Pierre GARDRAT, parents inconnus

            Il me semble qu’on peut supposer que ces quatre personnes sont frères et sœurs. A défaut d’une autre solution pour l’instant, je vais rattacher également Honoré à cette possible fratrie. C’est d’autant possible vu le faible nombre de MAGRAS à cette époque sur notre île.

La généalogie des premiers MAGRAS nous donnerait donc ceci :

MAGRAS ancêtre 1, éventuel père de Marguerite et de MAGRAS ancêtre 2 reste inconnu.

MAGRAS ancêtre 2 serait arrivé à Saint-Martin après 1690 et avant 1710. Une partie de ses enfants y serait nés. Les MAGRAS s’installent à Saint-Barthélemy entre 1710 et 1724.

Ci-dessous l’arbre des 4 premières générations de la famille MAGRAS, encore une fois, c’est une hypothèse.



Catégories :bultry, GARDRAT, JONNINGS, LAPLACE, MAGRAS, MASSON, Uncategorized

1 réponse

Rétroliens

  1. Clan McGRATH – The Saint-Barth Islander

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