Marie Joseph Gabriel AUBIN dit « Pota », 1895-1982

pecheur-copie

Joseph AUBIN, dit « POTA », avec la barque « La Main du Christ », plage de Saint-Jean avec, en arrière plan, le rocher sur lequel sera construit plus tard « Eden Rock » et deux de ses fils. Photo prise vers 1950 par le père Boradori.

Marie Joseph Gabriel AUBIN dit « Pota », né au quartier de Saint-Jean, commune de Saint-Barthélèmy le 17 mars 1889, fils de Gabriel AUBIN cultivateur âgé de 37 ans, et de Clémence GRÉAUX, son épouse, âgée de 43 ans et demeurant avec lui (Quartier de Saint-Jean).

Etant né en 1895, il fait parti de la Classe de 1915.
En 1915 il est commerçant (Marchand au détail) à Saint-Barthélemy.
Il est incorporé à la compagnie d’Infanterie Coloniale de la Martinique (en Guadeloupe) le 26 mai 1915 en tant que soldat de 2eme classe et il est réformé le 3 juin 1915.
Le 10 mai 1916, selon la loi du 06 mars 1916, il est jugé « Bon pour le service armé » le 10 mai 1916 et incorporé au Bataillon Coloniale de la Martinique 4eme compagnie le 27 mai 1916.
Imaginez le pauvre homme, comme beaucoup d’autres, c’est vrai :

il a été réformé en 1915 mais, un an plus tard, on le rappelle et il part pour la France le 05 Aout 1916, transféré au 24eme Régiment d’Infanterie, puis, au 22eme Colonial le 30 septembre 1916.

En Aout et Septembre 1916, le 24eme RI est au sud de Verdun, dans les parages de Lacroix sur Meuse,

Le 22eme Régiment d’infanterie coloniale, qui vient de combattre sur la Somme, est mis au repos à Estrées-Saint-Denis, dans l’ouest de Compiègne.

Sachant que Joseph part de la Martinique le 05 Aout, je ne pense pas qu’il soit présent avec le 24eme RI à Verdun. Peut-être rejoint-il le 22eme RIC près de Compiègne ? En tous cas c’est à cette époque que sont constitués les grandes unités destinées au Front d’Orient, et c’est à ce moment là, le 23 Octobre 1916, qu’il est affecté au 5eme Régiment d’Infanterie Coloniale sur le front d’Orient.

Impossible de savoir où il va combattre, car le 5eme RIC reste en France. Il doit donc être détaché individuellement dans une autre unité, mais cela n’est pas précisé. En tous cas, les troupes de l’Armée Française d’Orient combattent dans les Balkans pour soutenir l’armée Serbe en déroute.

Il a donc dû être acheminé vers le port de Salonique, puis combattre à la bataille de « Cerna-Monastir » (Bitola, en Macédoine) avec les Serbes, les Russes et les Italiens fasse aux Bulgares et Allemands,

Puis, en mars 1917, les batailles de désengagement de la ville de Monastir ( Lac de Prespa).

En Mai 1917, l’offensive dans le massif du Vardar (NE de la Macédoine).

Il y a beaucoup de marécages en Macédoine à cette époque, et le paludisme sévit dans les troupes. De plus, les mauvaises conditions d’hygiène et d’alimentation favorisent le développement de la dysenterie et du scorbut.

Joseph n’y échappe pas, et, le 14 aout 1917, il est évacué, malade du paludisme et de la dysenterie vers le port de Naoussa, sur l’île de Paros dans les Cyclades (à mi-chemin entre la Grèce et la côte Turque). Il est transféré ensuite vers l’hôpital de Verria (Grèce), puis sur Salonique, à l hôpital temporaire numéro 9, et y reste en traitement du septembre au 20 octobre 1917.

Joseph est évacué le 21 octobre à destination de la métropole où il débarque le 31 janvier 1918 (tout ceci n’est vraiment pas clair : pourquoi l’ile de Paros, puis presque aussitôt Salonique ? Et puis le temps de transport entre Salonique et la métropole me parait bien long, et on ne sait pas non plus où il débarque.

Toujours est-il qu’il est dirigé vers la Martinique le 20 avril 1918 (que fait-il pendant ce temps là ?  presque un an tout de même … ).

Il est finalement mis en congé illimité le 28 décembre 1918 en Guadeloupe et se retire sur Saint-Barthélemy où il a dû essayer de reprendre le cours de sa vie.

Il est dégagé des obligations militaires le 1er décembre 1943.

Le 27 juillet 1919 il épouse Marie Lucie LAPLACE, et, le 02 février 1959, Marie-Christine LAPLACE en 2eme noces.

Le reste c’est aux générations suivantes de l’écrire…

Décédé le 04 aout 1982

AUBIN Joseph POTA

Pota, sa première épouse et son fils Etienne AUBIN

aubin-marie-joseph-gabriel

Livret militaire – Archives départementales de la Guadeloupe



Catégories :1ere guerre mondiale, AUBIN, PORTRAITS

3 réponses

  1. Cest min grand perr

    J'aime

  2. Cest mon grand père

    J'aime

  3. Fils de son 2ème mariage, je vous remercie d’avoir retracé cette partie de la vie de mon père qui est décédé alors que je venais d’avoir 14 ans.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :