Jean Louis GRÉAUX dit « Sainte Rose », 1889-1937

pix-gongon-pere-greaux

Jean Louis GRÉAUX, né le 13 juin 1889 à Flamands, Saint-Barthelemy,

Fils de Joseph Théodore GRÉAUX et de Marie Joséphine TURBÉ.

Il est marin lorsqu’il est jugé bon pour le service actif le 05 juin 1915.

Incorporé à la 8eme compagnie d’infanterie coloniale de la Martinique, département de la Guadeloupe le 13 juin 1915. Arrivé au Corps en tant que soldat de 2eme classe le 23 juin 1915.

Passé à la 18eme section d’infirmier militaire de Bordeaux, arrivé au Corps le 8 aout 1915.

Passé à la 20eme section d’infirmier le 05 décembre 1915.

Arrivé et incorporé le 9 décembre 1915 en tant que soldat de 2eme classe.

Passé à la 18eme section d’infirmiers militaires par décision du secrétariat d’état au ministère de la guerre en date du 7 avril 1916.

Passé à la RPS # 7 (Reserve du Personnel Sanitaire) le 14 juin 1916.

Dirigé le 25 décembre 1916 sur le 9eme bataillon du 66e Régiment d’Infanterie en subsistance.

Le 25 décembre 1916, le 66eme RI vient d’être relevé du secteur des villages de Moislains et Bouchavesnes (sur la rive nord de la Somme, à une petite dizaine de kilomètres au nord de Péronne et une trentaine de kilomètres de la ville de Saint-Quentin. Je pense que Jean Louis les rejoint au campement de Méricourt (rive sud de la Somme).

Le 31 décembre, le régiment est transporté par voie de terre sur « Suzanne » pour cantonnement et relève le 77eme RI au front dans la nuit du 1er au 2 janvier 1917.

Il est à noter qu’il est au 9eme bataillon, et « en subsistance » : donc à priori, un bataillon spécial dont le rôle principal est de recevoir les nouvelles recrues et de les former avant de les envoyer dans les régiments (d’une division militaire) qui dépendent de ce bataillon. En subsistance signifie qu’il est rattaché à cette unité  « pour la nourriture et la solde ». Je n’ai donc aucune certitude quant à l’endroit où il est stationné réellement (le journal de marche du 66eme RI , comme pour la plupart des autres régiments, ne mentionne que les 3 bataillons qui combattent) mais il doit être au moins à proximité immédiate des troupes, peut-être brancardier.

1er et 2 Février voyage en train sur Saint-Hilaire-au-Temple au nord de Chalon sur Marne, repos et exercices jusqu’au 7, puis le 66eme fait la relève du 88eme RI à Thuizy, une dizaine de kilomètres au nord de Chalon. Ils vont alterner les périodes au front et en arrière jusque fin Février.

Le 04 mars le régiment quitte cette zone pour Mailly-le-Camp puis ensuite Mourmelon : Manoeuvres, repos et travaux divers jusqu’au 28 mars 1916.

Après de nombreuses marches et contretemps, le régiment est positionné juste au nord d’Epernay , puis marche vers le nord, dépasse Reims et traverse l’Aisne au village de Concevreux, puis redescend au sud vers Unchair et Vandeuil ou le 66eme RI arrive le 22 avril.

Le 30 avril après une periode de repos et d’exercices le régiment part relever le 9eme groupe de Chasseurs à pieds.

Jean Louis passe au 144e RI le 23 mai 1917 (Pour la petite histoire, il est rejoint dans ce régiment par Guillaume Emile FALSON Guillaume Emile FALSON, 1893-1918 également natif de Saint-Barthelemy). Ce régiment est en position dans le même secteur, puis se déplace dans le secteur de Montmirail jusqu’au 22 juin, puis est dirigé en train vers Lure entre Vesoul et Belfort. Il y reste jusqu’au 8 juillet (exercices, manoeuvres et repos) puis se met en route vers Hagenbach et Danmarie (sud de Mulhouse) où il le releve le 21eme Colonial le 14 juillet.

Le 22 septembre le régiment va sur Foussemagne, Chavannes-les-étangs, Traubach dans la même zone.

Le 04 octobre embarquement pour l’Argonne (Nord de la Meuse, Dommartin et Suippes), entre Chalon sur Marne et Verdun.

Passé au 28eme RI le 10 octobre 1917 dans les environs de Saint-Quentin (Séraucourt-le-Grand). Guillaume Emile FALSON le suit aussi, le même jour, dans ce régiment.

Le 19 octobre relève du 119eme RI dans le secteur du « Pire-Aller ». Escarmouches toutes les nuits dans les petits boyaux dans la zone.

Jean Louis passe au C.I.D (Centre d’Instruction Divisionnaire) 4eme Cie Renfort au 28e RI le 15 octobre 1917. Ce n’est donc pas une unité combattante, mais une unité où on forme ou on spécialise les soldats (par exemple on y apprend le maniement des nouvelles mitrailleuses). Il se trouve donc en retrait de la ligne de front mais à proximité.

Dans le cadre de la relève de la 6eme DI Française par la 36e DI Britannique, le 28e RI se replie sur Berlancourt et Plessis-pate-d’oie au SO de Saint-Quentin le 11 Janvier, puis, le 19 janvier, transfert en train pour Arcis-sur-Aube et Sommesous (entre Vitry le François et Troyes). Repos, instruction et manoeuvres … et même une soiré, le 11 fevrier, de représentation par le théatre aux armées !

Le 25 fevrier le 28e quitte Mailly–le-Camp pour se porter sur Brienne-le-Chateau, puis le 3 mars transfert au nord de Vitry-le-François sous de fortes chutes de neige.

A partir du 05 mars le régiment est remonté au nord sur Somme-Suippes (entre Epernay et Verdun) puis dans le secteur de la Dormoise.

Le 19 juin le régiment embarque en train à Valmy et se rend à Pont-Sainte-Maxence (SO de Compiègne).

Du 22 au 24 le régiment rejoint Angivillers et Rouvillers (NO de Compiègne).

Le 10 Aout grosse offensive sur Roye-sur-Matz, c’est la bataille de Picardie voulue par le général FOCH.

Le 11 Aout 1918 le soldat Jean Louis GRÉAUX est intoxiqué au gaz avec 36 autres de ses camarades. Le régiment a réussi à repousser le front de 2 km et demi !

Jean Louis est évacué vers l’hôpital de Cahors du 11 aout au 22 septembre 1918 puis vers l’hôpital numéro 10 de cahors du 28 septembre au 20 novembre 1918.

(HC n° 10  Cahors – Collège de filles, 8 boulevard Gambetta – 190 lits).

Il sort sans convalescence, et rentre au départ le 21 novembre 1918.

Il est ensuite dirigé vers le centre d’hivernage de Montauban et passé au 17e RI à Montauban le 04 décembre 1918. Je ne comprends pas bien car le 17e RI est à Bastogne en Belgique à ce moment là.

Il débarque finalement en Guadeloupe le 3 février 1919 et mis en congé illimité en attente de la démobilisation le 11 mars 1919.

Il se retire à Saint-Barthelemy le 21 juillet 1919, et il épouse Anne Marie Eugénie MAGRAS le 28 juin 1921.

Ils auront trois enfants, trois garçons :

Hubert dit « Pia », né en 1922,

Jean Julien dit « Morning », né en 1926, et

Georges André dit « Bodin », né en 1927.

Jean Louis GRÉAUX meurt le 12 mai 1937. Il n’a pas encore 47 ans, et sa pauvre femme se retrouve veuve avec 3 jeunes garçons.

Jean Louis GRÉAUX n’a pas connu ses 26 petits enfants et ses 37 arrières petits enfants.

greaux-jean-louis-intoxication

Journal de marche du 28e RI le jour où Jean Louis GRÉAUX est intoxiqué par gaz –  site Memoire des hommes

roye-sur-matz

Localisation de Roye-sur-Matz – journal de marche – site Memoire des hommes

gournay-sur-aronde

Carte de tranchées secteur de Gournay – Journal de marche – site Memoire des hommes

greaux-jean-louis-liv-mil-page-1

Livret militaire – Archives departementales de la Guadeloupe

mailly-le-camp-fevrier-1918

Jean Louis n’est pas sur cette photo mais il était au même endroit au même moment.



Catégories :1ere guerre mondiale, Greaux, PORTRAITS

Tags:

9 réponses

  1. C’est Super d’avoir retracé ce parcours qu’on ne pouvait qu’imaginer jusqu’au présent.
    Merci beaucoup.

    Albert

    J'aime

  2. Je vous remercie du fond du cœur d’avoir retracé le parcours de Grand Père GREAUX pendant la guerre. Fière d’être sa petite fille. Juliette

    J'aime

  3. Merci très fière d’être la petite fille de ce grand combattant. Nous n’avions qu’une partie de son histoire, c’est plus complet pour nous et nos enfants.

    J'aime

  4. Etienna Gréaux petite fille de Gréaux jean Louis et fille de Gréaux Georges André je vous remercie d’avoir permis de lire une partie de son histoire que vous aviez si bien écrit Dommage de ne pa l’avoir connu il devait être bien combatif

    J'aime

  5. Grreaux Colette petite fille de Mr Greaux Jean Louis .ne pas l’ avoir connu mais je suis fiere de Gongon qui a battailler pour la Paix

    J'aime

  6. GREAUX EPOUSE BOURGEOIS Gerty fille de GREAUX Georges André dit Bodin , milles merci pour toute ces informations, cela ,nous aide dans notre vie , le parcours de mon grand père est exemplaire. hommage et respect et aussi le courage a Eugénie notre grand mère, j’aurais aimé voir sa photo. Merci du fond du cœur. Juste une question savez vous ou ils sont entérrés peu de gens le savent car ma mère nous l’avais montré a moi .

    J'aime

  7. Merci pour toutes ces recherches
    Une question : pourquoi dit « Sainte Rose « ??

    J'aime

Rétroliens

  1. Guillaume Emile FALSON, 1893-1918 – The Saint-Barth Islander

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :